Le chewing gum, un ami ou un ennemi ?

Vous êtes-vous déjà posé la question ? Vous êtes-vous vraiment rendu compte de ce qu’il y a dans cette pâte que vous mâchez pendant des heures ?

Entrez dans les secrets du chewing-gum avec cet article.

L’histoire du Chewing-gum

A la Préhistoire, les hommes mâchaient de la sève de conifères. Au Moyen-Âge, les Amazoniens mâchouillaient des boulettes de tabac. En 1560, les Européens prirent cette habitude à la suite des échanges de tabac entre l’Amérique et l’Europe.

Le chewing-gum « moderne » se fait connaître en Europe par les Américains à la fin de la Première Guerre mondiale. Après cela, des sociétés françaises, belges, britanniques et italiennes passent des commandes massives aux États-Unis pour pouvoir vendre du chewing-gum en Europe. A partir de 1920, des usines européennes se lancent dans la fabrication de chewing-gum.

Réalisation du Chewing-gum

La pâte de base est un produit complexe à fabriquer : les ingrédients sont dosés avec précision. Les ingrédients sont mélangés de une à deux heures dans un pétrin (une machine qui mélange de façon homogène). Le pétrin chauffe la gomme. Elle atteint à la fin une température de 95 °C à 98 °C.

On ajoute à la pâte des arômes, des édulcorant

Production industrielle de pâte à chewing gum.
Source : proform-france.com

s ou du sucre. On ajoute aussi des colorants, de la gélatine, du bicarbonate, de la cire et d’autres produits plus ou moins chimiques.

Les ingrédients et la pâte sont mélangés dans un pétrin pendant 15 à 20 minutes. A la fin, la pâte atteint une température de 50 °C environ.

On verse ensuite la préparation à l’intérieur d’une extrudeuse (une sorte de presse). Elle forme alors des bandes plus ou moins épaisses.

Ces bandes passent ensuite dans le laminoir (machine qui découpe des bandes) et sont découpées en tablettes. Après avoir été refroidies, les tablettes ou les dragées sont maintenues à une température et une humidité précises pendant 6 à 48 heures. Cette phase est très contrôlée, la qualité des gommes à mâcher en dépend.

Avantages…

Le chewing-gum est, face à la nervosité (comme se ronger les ongles ou agiter ses jambes), une aide. L’état de stress est courant et peut toucher tout le monde et mâcher du chewing-gum peut aider à le réduire. D’ailleurs, cet effet anti-stress aide de nombreux fumeurs à remplacer la cigarette par un chewing-gum.

Mâcher augmente la production de salive contenant des produits contre les bactéries permettant de lutter contre l’apparition de caries. La salive empêche la plaque dentaire de se former. De plus, elle empêche le développement d’éléments contenant du soufre qui sont responsables de la mauvaise haleine.

Et inconvénients

Mâcher diminue la sensation de faim et donc le phénomène de grignotage, mais parfois trop et le consommateur en perd l’appétit. Ensuite, une forte consommation de chewing-gum peut être responsable de maux de tête. Ceci s’explique par une demande trop importante de l’articulation entre la mâchoire et le crâne.

Le chewing-gum peut perturber la digestion. L’action de mâcher envoie des signaux physiques au corps lui indiquant qu’il est sur le point de recevoir de la nourriture. Les substances responsables de la digestion sont donc libérées. Or, la nourriture qu’ils sont censés digérer n’arrive pas. Cela pourrait se traduire par des maux de ventre. Certaines personnes peuvent également développer des symptômes gastro-intestinaux, notamment des diarrhées, causées par les ingrédients chimiques contenus dans les chewing-gums. Il est donc recommandé de ne pas en consommer plus de 10 par jour.

Alors ? Ami ou ennemi ?

Le chewing-gum est à la fois un ami et un ennemi de la santé. Mâcher du chewing-gum diminue le stress et peut participer à la santé de la bouche. Cependant, une consommation excessive de chewing-gums peut avoir des conséquences peu agréables (diarrhées, maux de ventre et de tête, etc…).

Jeanne G. 4C

Anna C. 6E

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