Le meurtre de la chambre 6

Des élève de 4ème ont écrit, par petits groupes,  des nouvelles fantastiques.

Un groupe a accepté que le “Petit Mozart” publie son texte.

Nous les en remercions et nous vous souhaitons une très bonne lecture.

Prologue :

Eva, une jeune fille de 15 ans, vit avec son père dans la campagne perdue de Genève. Son père est devenu dépressif et alcoolique après la mort de sa femme, Helen, dont personne n’a jamais retrouvé le corps ni le meurtrier. Eva doit s’occuper de ses frères et sœurs seule.

 Dans la soirée du vendredi 4 septembre 1973, après avoir couché ses frères et sœurs, Eva faisait la vaisselle avec la fenêtre ouverte. Et, à ce moment-là, elle entendit d’abominables cris venant de l’extérieur. Eva se précipita dehors mais son père la retenait en lui disant que ce n’était rien. Eva retourna faire la vaisselle en se disant que son père avait sûrement raison, mais les cris étant tellement persistants qu’elle ne put s’empêcher d’aller voir ce qui se passait. Elle se retrouva seule dans la rue, les cris retentissaient dans le petit village. Eva se dirigea devant la maison d’où provenait les cris. Elle se retrouva alors devant une maison angoissante, les vitres étaient cassées, les volets arrachés. Eva frissonnait rien qu’à voir cette maison, il n’y avait sans doute rien à l’intérieur, mais la porte était déjà entre-ouverte et sa curiosité prit le dessus. Eva avançait dans un long couloir sombre et étroit. Soudainement…le plancher craqua derrière elle. Eva fit volte-face, prise de panique. Un chat, c’était seulement un chat. Elle se retourna et aperçut le fantôme de sa mère ! Debout, immobile devant elle, elle lui dit :

«- Eva, ma chérie qu’est-ce que tu as grandi. Je sais que tu es une fille courageuse, alors s’il te plaît, va dans toutes les pièces de la chambre n°1 à la chambre n°6 où tu trouveras quelques secondes d’une vidéo, regarde-les.  Je te fais confiance, fais ça pour moi… »

A ses mots, Helen disparut, et laissa Eva seule dans le couloir. A ce moment-là, Eva tremblait de peur et de tristesse, elle s’avança vers la première chambre. Elle posa sa main sur la poignée, elle ouvrit la porte et avança dans une pièce complètement vide avec seulement une chaise et une boîte. Eva ouvra cette dernière, il y avait une cassette à l’intérieur. Elle mit la vidéo, s’assit sur la chaise et regarda la pire chose de sa vie. Eva regarda la vidéo d’un meurtre, le meurtre de sa mère…

Elle était terrorisée, la vidéo avait duré seulement quelques secondes, mais cela avait suffi à la paralyser un instant. Eva sortit en courant de la pièce et hésita à entrer dans la chambre n°2. Elle pensa aux paroles de sa mère et ouvrit la porte, s’assit sur la chaise. Elle avait peur de ce qu’elle allait voir. Au moment où elle allait visionner la vidéo, la porte claqua. Le sol craquait comme si quelqu’un marchait autour d’elle. Elle ne vit absolument rien, la pièce semblait vide. Subitement, l’ampoule se mit à clignoter, Eva était épouvantée, elle aperçut une personne qui se rapprochait à chaque clignotement. Horrifiée, elle essaya de s’enfuir mais la porte était fermée à clef, quelqu’un lui chuchotait de regarder la cassette. Eva, tremblante, la mit dans le magnétoscope, elle vit sa mère lutter pour ne pas mourir. A la chambre n°6, Eva rentra dans une pièce différente des autres, celle-ci était tellement grande et sombre qu’elle ne vit presque pas la chaise au fond. Une odeur insoutenable provenait du fond de la chambre. La porte se referma tout doucement derrière elle avec un grincement digne d’un film d’horreur. Eva tremblait comme une feuille. Au loin, une fenêtre était ouverte, avec des rideaux arrachés qui s’envolaient avec le vent. Elle distingua une petite ampoule au centre de la pièce. Elle courut pour que ce cauchemar se termine au plus vite mais Eva trébucha sur un vieux tapis. Elle découvrit une clef en dessous. Elle prit la clef, la mit dans sa poche, et alla allumer la lumière. Eva continua à avancer, pas à pas, elle s’approcha de la chaise, s’assit et lança la vidéo. Elle vit sa mère tomber au sol, baignant dans son sang. La vidéo s’arrêta, Eva ne comprenait pas, elle repensa à ce que sa mère lui avait dit, qu’elle pourrait découvrir son meurtrier. Eva regarda à nouveau la boîte et vit une deuxième cassette, elle prit cette dernière, la mit dans le magnétoscope et se rassit. Sur cette vidéo, elle vit un homme grand et brun, il semblait familier à ses yeux. Cet homme se retourna face à la caméra. Eva n’en croyait pas ses yeux : la personne qui avait tué sa propre mère, la femme qu’elle aimait tant, la personne en qui elle avait le plus confiance, était véritablement son père ! Eva était en état de choc, elle n’aurait jamais cru son père capable d’une chose pareille. Elle regarda la vidéo en boucle pour en être certaine. Elle était paralysée sur sa chaise pendant quinze minutes. Subitement, la clé tomba de la poche d’Eva, elle sursauta, la ramassa et fit le tour de la pièce pour trouver à quoi correspondait cette clef. Eva se retrouva face à une géante armoire en bois. Quand elle s’approchait de l’armoire, elle entendait des tapotements, et plus elle avançait, plus les tapotements s’accéléraient de plus en plus fort. Elle recula, par peur, mais Eva était si curieuse qu’elle ne put s’empêcher d’insérer la clef dans la serrure puis elle tourna. Elle ouvrit la porte, et le cadavre de sa mère lui tomba dessus. Eva ne pouvait plus bouger, elle était écrasée par le poids de cette femme. Elle se releva, et prise de frayeur, elle hurla, elle ne savait pas si le corps de sa mère était là depuis des semaines ou si quelqu’un venait de le déposer ici. Tout cela était trop pour Eva, elle fondit en larme. Eva était déterminée à aller prévenir la police, mais quand elle ouvrit la porte pour sortir de la chambre, son père était là, juste devant elle…

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