Le placard 2ème partie

U n soir, en rentrant du travail, il
eut la désagréable surprise de trouver
un chaton dans son salon.
– Une de mes collègues me l’a proposé
aujourd’hui. Sa chatte a eu des bébés
et elle ne pouvait pas tous les garder,
dit Madame Blanc en regardant
son mari avec un regard angélique.
Monsieur Blanc était furieux mais il ne
pouvait rien refuser à sa femme. Durant
la nuit, le chaton se mit à miauler.
Monsieur Blanc, agacé, prit le chaton
et le jeta dans le placard. C’est alors
que sous ses yeux ébahis, le chaton
disparu, il regarda partout mais ne le
trouva pas.
Le lendemain, Madame Blanc fut triste
de ne pas trouver son chat. Elle pleura
pendant quelques jours puis acheta un
lapin.
Monsieur Blanc se mit à faire les cent
pas devant son placard. Il n’arrivait pas
à comprendre. Il décida de faire une
expérience. Il acheta des souris et les
mit dans le placard à différents moments
de la journée, mais elles ne disparaissaient
pas. Il essaya donc la nuit.
A minuit, la souris qu’il posa dans le
placard disparut comme aspirée dans le
vide.
Monsieur Blanc était un homme rationnel.
Il fronça les sourcils devant ce
mystère. Il tapa sur les murs et tenta de
soulever les lattes en bois. Mais il n’y
avait pas de trou ni de fente. Il chercha
sur internet mais personne ne signalait
un cas semblable. Il remit une souris
dans le placard, mais celle-ci ne disparut
pas. Il comprit bientôt que les disparitions
n’avaient lieu qu’à minuit. Il
fut soulagé d’avoir cerné le problème
et de pouvoir rentrer dans son placard
aux autres heures de la journée.
Les mois passèrent et Monsieur Blanc
travaillait beaucoup dans son cabinet.
Il ne pensait plus au mystérieux placard.
Son seul objectif était de devenir
associé dans son cabinet. Un jour, un
nouveau collègue arriva. C’était un
homme brillant et il fut bientôt pressenti
pour être le nouvel associé. Monsieur
Blanc était furieux. Il tournait en
rond dans son bureau, cherchant une
solution. Il la trouva un dimanche alors
qu’il passait devant son placard.
– Pourquoi pas ? Se dit-il.
Il proposa à sa femme d’inviter son
nouveau collègue.
– Ah bon ? S’étonna-t-elle, je croyais
que tu le détestais.
– Tu te trompes. Je vais apprendre à le
connaître. Il est peut-être très sympathique.
Madame Blanc prépara un repas et ne
posa plus de question. La soirée fut
agréable. Le collègue, célibataire, était
venu seul, ainsi que l’avait espéré
Monsieur Blanc. Minuit s’approcha.
Monsieur Blanc bailla. Aussitôt le collègue
se leva.
– Il est temps que je vous laisse dormir.
– Tu as raison, demain une grosse journée
nous attend. Je te laisse aller chercher
ton manteau.
Madame Blanc s’étonna d’un tel manque
de politesse, mais elle était trop
fatiguée et monta se coucher. Comme
prévu, le collègue ne ressortit pas du
placard. Monsieur Blanc se réjouit. Le
lendemain, Monsieur Blanc retourna à
son bureau. Tout le monde commenta
la disparition de l’avocat, puis les gens
se remirent à leur travail.

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