Le Placard. Fin

Quelques jours plus tard Monsieur Blanc fut nommé associé. Sa vie fut alors transformée. Il se mit à gagner beaucoup d’argent. Son train de vie devint luxueux. Sa femme parla d’acheter une nouvelle maison mais il refusa.

 

Il se mit à rentrer de plus en plus tard, il sortait beaucoup et dépensait beaucoup d’argent. Il se sentait incroyablement puissant mais il n’était pas encore tout à fait heureux.

Il se mit à regarder sa femme différemment et il trouva qu’elle n’était pas assez jolie.

 

Un jour, sa femme découvrit qu’il avait une maîtresse. Elle en fut brisée et demanda le divorce. Elle dit à son mari qu’elle demanderait la moitié de sa fortune et cette maison qu’il aimait tant.

Monsieur Blanc fut effondré, mais très vite, une idée diabolique germa dans sa tête.

 

Un soir, alors que minuit allait sonner, il assomma sa femme qui dormait dans la chambre d’amis et la porta dans le placard. Il la regarda disparaître avec satisfaction.

 

La police enquêta et conclut à une disparition volontaire.

 

Monsieur Blanc avait gagné. Il avait tout. Une fortune qui ne cessait d’augmenter, des femmes toujours plus jolies et des amis de plus en plus nombreux. Il dépensait des sommes folles et il voyagea dans le monde entier.

 

Mais, au grand étonnement de ses amis, il ne changea jamais de maison.

Il avait accompli tous ses rêves et tous ceux qui se dressaient contre lui disparaissaient mystérieusement.

 

Malgré tout cela, il lui manquait quelque chose.

 

Tous les jours, il passait devant son placard. Il se posait des questions. Qu’était-il arrivé à tous ceux qui avaient disparu. Où étaient-ils ? Se pouvait-il qu’ils soient dans un autre monde ? Qu’ils soient plus riches ? Plus heureux ?

Il soupirait et essayait de ne plus y penser. Il partait s’acheter une nouvelle voiture ou un nouveau costume.

 

Les années passaient et Monsieur Blanc gagnait toujours plus d’argent mais il n’était pas plus heureux.

Parfois il pensait à sa femme. Alors il partait s’acheter une montre ou une cravate.

 

Mais il continuait à tourner autour de son placard.

 

Un jour, il prit sa décision. Il remplit ses poches de tout l’argent qu’il pouvait, de ses montres et de ses bagues. Il mit son plus beau costume.

Quand les douze coups de minuit sonnèrent, il posa le pied dans son placard

 

. A ce moment-là, il sut précisément ce qu’il allait trouver à l’intérieur. La méchanceté, le mensonge, la jalousie.

 

Il hurla.

 

Mais c’était trop tard. Il tomba et tomba.

 

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