Le placard

Nous vous avons présenté dans les numéros de l’année 2016-2017 du « Petit Mozart » la nouvelle d’Elsa qui avait été primée au concours AMOPA en avril 2017.

Aujourd’hui, voici le début de celle de Julie. Qui avait également été selectionnée.

 

 

Le placard- 1ère partie-

Cette histoire se déroule dans une ville nommée Belfort.

Lorsque Madame et Monsieur Blanc achetèrent leur maison, ils furent étonnés du faible prix que leur proposa l’agent immobilier. Pourtant cette maison était grande et bien située dans la vieille ville derrière la majestueuse cathédrale en grès rose des Vosges.

Monsieur Blanc venait de trouver un poste dans un prestigieux cabinet d’avocat. C’était un homme grand et mince au visage sévère alors que son épouse était toute petite et plutôt ronde. Son regard chaleureux et son visage avenant lui permettaient de compenser le caractère peu aimable de son époux. Elle était institutrice et adorait son métier.

Avant de partir, l’agent immobilier se tourna vers le couple et leur dit avec un petit sourire :

– Bonne chance à tous les deux !

– Pourquoi nous dire ça ? demanda l’avocat étonné.

– Et bien, il y a eu quelques événements mystérieux dans cette maison, répondit l’agent immobilier tranquillement, mais rien de bien grave.

Il s’en alla sans rien dire de plus et Monsieur et Madame Blanc s’installèrent dans leur nouvelle maison.

Madame Blanc fut particulièrement contente de découvrir au rez-de-chaussée, un énorme placard dans lequel on pouvait installer des étagères et des barres pour les cintres. On pouvait entrer à l’intérieur comme dans un dressing.

Quelques jours après l’achat de la maison, les propriétaires organisèrent une pendaison de crémaillère et ils invitèrent tous les amis qu’ils avaient dans la région. Hommes et femmes déambulaient de pièces en pièces s’émerveillant de la taille de la maison. Monsieur et Madame Blanc avaient installé un buffet et prévu de nombreuses bouteilles de vin. Tout le monde était un peu ivre.

Tout d’un coup, un des invités sursauta. C’était un collègue avocat de Monsieur Blanc.

– Il est presque minuit et demain je travaille tôt. Je dois vous quitter.

– Je vais chercher ton manteau, dit Monsieur Blanc.

– Ne te dérange pas, je sais où il est. Je le récupère, puis je reviens vous saluer.

Il partit au moment où les douze coups de minuit sonnaient.

Personne ne le revit.

– Il est tellement ivre, qu’il a oublié de venir nous dire au revoir, rigola Monsieur Blanc.

Le lendemain matin, lorsque Monsieur Blanc partit travailler, il découvrit le manteau de son ami dans le placard.

– Décidément, ce pauvre homme avait vraiment trop bu, se moqua-t-il.

Il trouva cela moins drôle lorsque son ami ne vint pas travailler. On signala sa disparition et la police vint poser des questions à Monsieur et Madame Blanc, mais le mystère ne fut pas résolu.

Monsieur Blanc se fit d’autres amis et oublia cet incident….

 

Suite après la parution du numéro, en avril 2018

 

 

 

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :