Mes vacances de rêve …

Mes vacances de rêve …

Je vous le demande un peu… Quelle fille de 17 ans a envie de passer toutes ses vacances avec ses parents, enfermée dans un bateau ? Aucune parmi mes connaissances … Certes ce n’est pas n’importe quel bateau… C’est un énorme bateau de croisière de luxe (cela me console un peu, je pourrais éviter mes parents et leur jeu de belote parfaitement stupide !). D’après tout ce que j’avais pu lire, ce bateau était tout simplement merveilleux !

Rien ne manquait d’après la brochure : une salle de restauration géante, des piscines plus bleues que le ciel, des toboggans, une salle de jeu, des magasins, une salle de danse… Pour le coup on peut dire que mes parents avaient fait fort.

Ils avaient peut-être fini par comprendre que les vacances en gite au beau milieu de la Creuse – parce que la nature c’est tellement mieux quand il n’y a personne, ne cessait de répéter mon père – ne correspondaient pas précisément à mon idéal à moi. Alors cette année, j’avais négocié : un excellent bulletin et des vacances de rêve comme récompense.

Mon excitation fléchit un peu quand je vis les cabines que mes parents avaient réservées. Je restai au pas de la porte pour observer la mienne. Cela ne me prit que quelques secondes étant donné qu’elle était minuscule et n’avait aucune ouverture sur l’extérieur. Pas de hublot ni de vue enchanteresse sur les vagues turquoises et les valses de dauphins. Ensuite je commençais vite à regretter mon énorme valise qui allait prendre la moitié de ma chambre. Bon, heureusement il y avait une télévision avec plein de films ! Et puis la chambre, c’était juste pour dormir non ? J’allai voir la salle de bain en espérant que ce soit mieux que la chambre.

Bon… ce n’est pas tout à fait ça. Elle est encore plus petite que ma chambre et quand on est assis sur les toilettes, on a les pieds dans la douche. Et puis je ne sais même pas où mettre ma trousse à maquillage qui est juste énorme…

Je n’ai plus qu’une solution : la mettre sur la poubelle.

Maintenant il faut établir une stratégie pour ne pas inonder toute la salle de bains quand je prendrai une douche. Cela semble impossible … ou peut-être en installant la poubelle comme récupérateur d’eau … bref la situation est tellement critique qu’il n’y a même pas de solution. Bon, peut-être que les douches de la piscine seront plus pratiques.

Mes parents partirent en hâte jouer à la belote. Ils avaient déjà repéré la salle des jeux de société et espéraient certainement rencontrer quelques fanatiques des jeux de cartes comme eux. Avant de partir, ils me demandèrent si je voulais me joindre à eux ! Quelle grosse blague !

J’allai donc explorer le bateau. C’était même mieux que sur la brochure !!! Il y avait tellement de ponts qu’il me faudrait plusieurs jours avant de tout explorer ! Tout en haut, en face de la piscine à vagues, je vis un bar juste génial car il y avait des serveurs super mignons ! Je sentis que j’allais faire une jolie rencontre avec l’un d’eux, car après tout, ils étaient bien censés s’occuper des vacanciers non ? Surtout des esseulées comme moi !

Alors je m’assis à une table et commandai un cocktail au plus séduisant de tous les serveurs. Je l’avais repéré immédiatement. Je lui adressai mon plus beau sourire – celui que j’avais répété des heures devant ma glace – qu’il me rendit bien évidemment (lui aussi avait dû le répéter car il était tout simplement parfait !).

Je restai environ une heure et demi au bar, une heure et demie pendant laquelle je le regardai et il me regardait et ainsi de suite. Je lus de loin son prénom. Mathieu… ça lui allait à merveille. Il était brun avec des yeux vert émeraude et une peau légèrement teintée, c’était juste la perfection incarnée surtout quand il souriait !

Au bout d’un moment j’allai mettre mon maillot de bain (dans ma petit cabine affreuse) puis j’allai bronzer… demain j’irai me baigner.

Le lendemain matin, à 10h, une voix retentit dans tout le bateau, depuis les hauts parleurs, disant qu’il fallait se réunir dans la salle de réception à 11h. Je soupirai, ça devait être encore une réunion bien ennuyeuse pour nous souhaiter la bienvenue. Mais le ton du capitaine – c’était forcément lui- était sévère et il nous disait bien que c’était important et obligatoire.

Comme prévu nous nous retrouvâmes tous dans la salle. Le chef de bord annonça alors une nouvelle qui me laissa perplexe. Il parlait d’un confinement. Mais qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Etait-ce un exercice d’évacuation ? En tout cas certainement quelque chose destiné à m’empêcher de m’amuser. Puis il expliqua ce que cela signifiait et je restai bouche bée. Le Corona quoi ? Comment ça je devrai rester enfermée ?! Et les magasins alors ? Et la piscine ? Et les soirées formidables à danser ? Toute seule enfermée dans mon affreuse petite cabine sans hublot avec comme seule perspective de traverser le couloir pour aller dans la cabine de mes parents. Mais ce n’était pas le pire… Le serveur ! Non ! Alors ça, c’était tout simplement impossible ! Pas au moment où je venais de rencontrer le garçon de mes rêves ! Mais la suite du discours me donna un espoir, les repas nous seraient servis dans nos chambres par les serveurs. Bon, tout n’était pas encore perdu, Mathieu allait très certainement se débrouiller pour venir me servir ! Mon père, lui, sembla perturbé quelques minutes puis il sourit et dit à ma mère et moi :

«- Heureusement que j’ai pensé à emmener un jeu de tarot en plus!»

Ok, je vais le tuer.

Nous devions tout de suite nous confiner. Je décidai donc d’étudier plus en détail mon horrible petite chambre. Les films proposés par ma télévision se révélèrent aussi minables que peu nombreux, une vingtaine en tout… Quant à ma valise, elle prenait au final les 3 quarts de ma chambre. Heureusement, j’avais mon ordinateur et mon téléphone.

Evidemment pas de réseau au beau milieu de la mer… au moins dans le gîte en Creuse, il y en avait toujours. Donc faisons un bilan de cette situation catastrophique en toute objectivité : je vais devoir rester enfermée dans une cabine sans visibilité qui doit faire 2 mètres carrés tout au plus, sans réseau, avec une valise qui menaçait de me faire tomber à chaque pas, mais surtout le pire du pire, avec des parents fans de belote et de tarot qui sont tout simplement les personnes les plus ennuyeuses du monde. Et ils sont juste de l’autre côté du couloir. Génial ! Tout ceci pendant 15 jours !

Je m’allongeai sur mon lit inconfortable et je m’endormis.

Je me réveillai en sursaut quand quelqu’un toqua à ma porte. Il était midi, ça devait être le repas ! Moment bienheureux de ma journée ! Très vite je me recoiffai, me mis du parfum, songeai un instant à me changer – mais cela me sembla quand même un peu court et je ne voulais pas le faire attendre trop longtemps – pour accueillir mon serveur.

J’ouvris donc la porte avec un sourire enjôleur. Non ! Ce n’était pas possible ! Au lieu de mon beau prince, un vieux serveur ventripotent se tenait devant moi avec mon plateau. Alors je marmonnai une espèce de merci et je refermai violemment ma porte. En entrée, une salade avec des œufs, en plat du poulet avec des épinards et en dessert un yaourt.

Je suis végane. Tout va bien, vraiment tout va bien.

Je mangeai donc mes épinards qui étaient… comment dire … au secours …

Il faudra que je demande un menu particulier. J’espère qu’il n’y a pas que des épinards sur ce bateau. Une végane ça mange des frites quand même.
Ma mère entra alors dans ma chambre pour me proposer de venir manger avec eux… Qu’est-ce que je suis heureuse !

Ils m’obligèrent à jouer au tarot pour une partie bien sûr… j’en suis à ma quatrième et je n’en peux plus, je sens que je vais jeter leurs cartes par la fenêtre. Ah oui c’est vrai, il n’y a pas de fenêtre. Je pourrais peut-être les réduire en bouillie et les jeter dans les toilettes !

Je me suis enfin libérée au bout de trois heures et demi. Un partie de plus et j’allai tuer mes parents en plus des cartes.

Bon, Je vais regarder un film. Le choix n’est pas très vaste : ce sont soit des films pour les trois ans et moins, soit des films pour les centenaires et plus. Je décide donc, après avoir dormi pendant le film, d’aller revoir mes parents. Oui je sais, pour y aller comme ça sans y être obligée, je suis tombée très très très bas. Peut-être que je pourrais les convaincre de changer de jeu. J’entrai dans leur chambre sans toquer et leur proposai de chercher un jeu un peu différent.

Mission accomplie! Ils sont d’accord ! Mon père va chercher un autre jeu.

Non… j’hallucine. Il a pris un jeu de poker. Je compte très fortement appeler les services sociaux pour mise en danger de son enfant.

Finalement je me suis échappée prétextant un mal de tête Pour me remonter le moral je décidai d’appeler l’accueil pour avoir une radio et cinq minutes plus tard, le vieux tronc qui me sert de serveur me l’emmène.

Pour mon plus grand bonheur, il n’y a qu’une chaîne qui marche à peu près et c’est une chaîne espagnole … j’avais oublié que la croisière se déroule vers l’Argentine. Quelle joie d’avoir pris allemand ! Oh ! Une autre chaîne marche ! Oui… en fait non. C’est une sorte d’Espagnol revisité. Je dirai que c’est du… j’en sais absolument rien et au fond, je m’en moque, ce n’est pas ça qui va me faire oublier la situation catastrophique dans laquelle je me trouve. Et à cause de qui ? D’un stupide virus. Il vient d’où d’abord ? Et pourquoi cette chose est-elle arrivée sur mon bateau, pendant mes vacances ? Il ne pouvait pas attendre le retour au lycée ? En plus d’être pénible, ce virus est totalement stupide.

J’ai fini le trois-cent quarante sixième tour de ma cabine. Bon, et maintenant ? Vite une solution avant que j’attaque le papier peint avec les dents !

Qu’est-ce qu’ils faisaient dans Titanic dans leur cabine ? Je sais ! A un moment Jack dessine ! Je sors donc une feuille et un crayon de mon sac.

J’abandonne au bout de cinq minutes. Je suis une cause perdue au niveau du dessin. Même moi je ne sais plus ce que je voulais faire car ça ne ressemble absolument à rien.

Il ne me reste plus qu’une chose à faire … dormir.

Encore une fois (et sûrement pas la dernière) je faillis faire une crise cardiaque en me réveillant quand quelqu’un toqua à ma porte. Je regarde l’heure. Il est vingt heures dix.

C’est sûrement mon repas. J’ouvre la porte et c’est effectivement l’heure du dîner. Je prends le plateau et remercie mon fidèle serveur. Mon menu est cette fois-ci bien végan!

Je m’allonge (pour la vingtième fois de la journée) sur mon lit et je pense au fait que je n’ai même pas mis un seul de mes pieds dans l’incroyable piscine.

On nous annonce par la suite qu’il y a un couvre-feu et que nous ne pouvons plus du tout sortir de notre cabine sauf pour voir nos parents en extrême urgence. Rassurez-vous, même si il y en avait une je n’irai pas les voir.

J’essaye de dormir, en vain. En même temps j’ai dormi au moins cinq heures aujourd’hui.

Au bout de deux heures j’abandonne. Je n’arriverai pas à dormir. Comme je m’ennuie (quel changement dit-donc!) j’essaye de me mettre du vernis.

Grosse erreur. Ma cabine empeste le vernis et je ne peux même pas sortir dans le couloir. Je vais donc entrebâiller ma porte et m’installer juste derrière au cas où un personnel du bateau arriverait. Bon, il est quatre heures du matin, tout va bien, je n’arrête pas d’ouvrir et de fermer ma porte. L’odeur est encore là et toutes les trois minutes des serveurs passent pour vérifier que le confinement est bien respecté. Le meilleur dans tout ça, c’est que ma porte est vraiment très bruyante donc je mets trois minutes à l’ouvrir et quand il s’agit de la refermer par contre là elle est silencieuse, bien sûr!

Le lendemain fut juste une répétition du jour précédent mêlé à quelques larmes de désespoir car ce confinement est trop long et il empêche ma rencontre avec l’amour de ma vie.

Jour 48 : Et oui ! Pas de retour au bout de quinze jours comme prévu car le virus stupide a atteint certains passagers et personne dans le monde ne souhaite que notre bateau accoste. En même temps, je les comprends, si c’est pour finir enfermé comme moi dans l’endroit le plus moche du monde, ça n’a aucun intérêt. Bon, j’ai quand même attaqué le papier peint. Pas avec les dents, je vous rassure, mais avec mon crayon. J’espère qu’ils ne m’en voudront pas trop. Je pourrais prétexter une forme de folie, tout à fait compréhensible au vu des événements. J’ai dessiné des dauphins partout sur les murs, ou au moins des choses qui ressemblent à des dauphins … ou pas … ça dépend du point de vue.

Jour 48 donc: Je n’ai pas décrit les autres jours car cela n’en valait même pas la peine. Rien d’exceptionnel sauf que j’ai regardé au moins six fois chaque film (même les films de samouraï en Japonais, d’ailleurs j’ai bien progressé dans cette langue et je pense l’étudier en LV3 au lycée – ça c’est si je retourne un jour au lycée – j’ai déjà une bonne connaissance du vocabulaire des massacres dans cette langue) et que je joue à des jeux de cartes avec mes parents, oui oui… j’appelle cela… non il n’y en avait même pas de mots.

Il est midi deux. C’est bizarre, deux minutes de retard. Jean (le serveur – oui, nous avons fini par sympathiser, je suis la seule végane du bateau, je lui donne plus de travail et il me trouve bizarre) n’est jamais en retard.

C’est seulement au bout de cinq minutes qu’il toque à ma porte.

En ouvrant la porte je manque de m’évanouir. Oh non… je rêve ! Ce n’est pas Jean qui se tiens devant moi mais…

Mathieu ! MON serveur ! Et il me dit :

«- Bonjour, je suis votre nouveau serveur, je remplace Jean ».

Sincèrement, aucun problème, hormis le fait que je ne me suis pas coiffée depuis 3 semaines et que je suis encore en pyjama. Je ne prends pas de nouvelles de l’autre serveur – il s’appelait comment déjà ? Vieux tronc ? Sincèrement je ne sais plus. Je lui adresse donc un hochement de tête suivi du même sourire que le premier jour. Il me rend mon sourire et repart.

Il faut que je lui parle. Absolument. Je passe donc le reste de ma journée assise sur mon lit à réfléchir à la manière de l’aborder et de lui parler. En espérant ne pas paraître trop idiote à ses yeux – ce que je ne suis pas, vous l’avez bien compris – ce serait largement mieux.

Dans une heure le repas est servi. Je commence donc à me préparer. Il ne faut pas qu’il remarque que je me suis préparée pour lui. Il faut donc quelque chose de plutôt discret mais à tomber.

Je détache mes cheveux, mince ! Ils ne sont pas propres et je ressemble plus à un ours qu’à autre chose avec tous mes poils. Sincèrement, on peut vraiment avoir autant de poils sur le corps ? Changement de plan. J’enfile une tenue de sport. Comme ça il pensera que je suis sportive ! C’est pas génial ça ?!

Je cours un peu (un tout petit peu) sur place pour que ce soit plus crédible.

Je suis essoufflée. Je pense que j’ai fait assez de sport là. Je regarde donc mon chrono : trente secondes… cela ne fait que trente secondes que je cours et je frôle la mort… C’est ça aussi d’être en confinement et de ne pas faire de sport pendant environ deux mois. Il faut que je me force. Enfin surtout qu’il se dépêche d’arriver car là, ce n’est plus possible.

J’entends ses pas dans le couloir puis il toque. J’attends cinq secondes (histoire qu’il ne sache pas que je l’attends depuis midi). J’ouvre, juste un peu essoufflée même si intérieurement je sais que si je m’écoutais je m’écroulerais sur le sol, je prends le plateau et, à ma grande surprise, c’est lui qui commence à me parler.

« – Et bien, dit-il avec un air assez admiratif, tu es bien la seule que je vois faire du sport sur ce bateau !

– Il faut bien s’entretenir, répondis-je, et en plus j’aime vraiment ça ! (mensonge!)

– Moi aussi je t’aime beaucoup… euh nonnn, s’empresse-t-il de corriger, j’aime beaucoup le sport.. oui voilà le sport ! »

Je me mis à pouffer devant son air gêné et lui fit de même en se grattant l’arrière de sa tête (c’est typiquement le genre de geste que font les hommes quand ils sont embarrassés, j’ai lu ça dans un magazine à l’époque où j’avais une vie normale avec des magasins et des trucs à lire en dehors du règlement d’un bateau).

«- Bon, dit-il enfin, je dois te laisser, j’ai d’autres plateaux à distribuer. Bonne nuit….

– Clara, lui dis-je pour lui compléter sa phrase, je m’appelle Clara.

– Alors bonne nuit Clara !

– A toi aussi !»

C’était encore mieux que je l’imaginais ! Bon, c’est vrai, on va me dire que ce n’est pas bien de lui avoir fait croire que j’adorais le sport car à tous les coups il va me proposer d’aller randonner avec lui dans la nature, une fois descendus du bateau. Mais franchement, ce n’est pas le plus important, là tout de suite, non ? Le plus important, c’est qu’il y a enfin quelque chose de beau à voir dans mon univers (jusque-là, la notion de beau se résumait à l’apparition de Bruce Lee torse nu avec son sabre à la main, alors vous imaginez le progrès!)

Les jours suivants nous nous sommes mis à parler de plus en plus et avons découvert de nombreuses passions communes comme les réseaux sociaux, les voyages…

Nous en étions maintenant au stade d’amis proches et nous deux étions de plus en plus attirés l’un vers l’autre car même si nous parlions librement sans aucune barrière entre nous, nous nous jetions très souvent des regards timides et parfois même nous restions assis comme ça, sans parler, à s’observer. En y pensant je trouvais cette situation vraiment romantique. C’était forcément le début de quelque chose.

Dimanche 10 Mai.

Juste après le départ de Mathieu, les hauts parleurs annoncèrent que le lendemain ce serait le dé-confinement et que nous pourrions retourner chez nous. Pardon?! Non, ce n’est pas possible. Pas déjà !!!! Et mon histoire d’amour ? C’est beaucoup trop tôt. Je refuse de repartir de ce bateau c’est beaucoup trop dangereux par rapport au Corona truc ! Franchement, les gens ne réfléchissent donc jamais ? Je pense sincèrement que pour vaincre le machin truc Covid, il faudrait prolonger le confinement de deux mois encore. Je n’ai pas encore attaqué les murs de la salle de bains. Je pourrais dessiner des baleines. Franchement, si après ça, la compagnie ne loue pas plus cher ma cabine, c’est qu’ils n’ont aucun goût ! En plus je dois poursuivre mes progrès en japonais.

C’est hors de question. Je ne sortirai pas de ma cabine, jamais, c’est décidé. Je vais bloquer ma porte. Mais alors comment Mathieu va-t-il entrer ? Je sais, il va rester avec moi et on pourra regarder Bruce Lee ensemble.

La vie s’annonce belle à présent. Ah ! Je les entends arriver. Ils n’y arriveront pas. C’est ma cabine et je ne la quitte pas.

Manon M. 4B

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