Les premiers temps de la présidence de Donald Trump : entre provocations et inquiétude

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Donald Trump est devenu officiellement le 45ème président des USA le 20 janvier 2017. Il représente le parti républicain qui a également la majorité au sénat et à la chambre des représentants (c’est-à-dire au congrès américain). Il a choisi son colistier Mike Pence comme vice-président.Il a donc le champ libre pour prendre toutes les décisions qu’il souhaite … ou presque.

Dès le lendemain de son élection, de nombreuses manifestations de protestation s’organisent dans tout le pays, comme la marche féministe du 21 janvier contre le sexisme de Donald Trump qui a rassemblé plus de personnes que pour l’investiture du nouveau président.

Les premières nominations de Donald Trump ont fait polémique. Il choisit Stephen Bannon comme haut conseiller et chef de la stratégie à la Maison Blanche. Ce dernier est connu pour avoir tenu un site Web alimenté par des propos racistes et antisémites.

Il choisit également Jeff Sessions pour diriger le département de la justice. Il est connu pour ses propos discriminatoires envers la population noire et pour être favorable au Ku Klux Klan.

Enfin, Betsy DeVos nommée à l’éducation est ouvertement favorable à l’école privée et donc payante.

Une première démission fait tache, celle de Michael T Flynn, le conseiller à la sécurité nationale qui aurait eu des conversations téléphoniques avec l’ambassadeur de Russie et qui aurait été vulnérable à un chantage russe.

Parmi ses premières décisions, il a gelé les subventions à l’agence de protection de l’environnement américaine, il a interdit l’admission des réfugiés venant de pays en guerre et a suspendu l’entrée dans son pays pour les ressortissants de sept pays musulmans (Irak, Iran, Syrie…). La ministre de la justice qui avait critiqué ce décret a été suspendue de ses fonctions pour « trahison ».

Donald Trump décide également de la construction d’un mur entre le Mexique et les USA. Le Mexique devra payer ce mur qui empêchera les Mexicains de rentrer illégalement sur le territoire américain. La situation est tendue entre les deux pays.

Le président s’en est également pris à la Chine et aux pays de l’Union Européenne qui, d’après lui déjoueraient au moins un attentat terroriste par jour, mais surtout aux médias et aux journalistes qu’il juge être les « êtres humains les plus malhonnêtes de la planète ».

Il a accusé la Chine de ne pas s’ouvrir suffisamment aux produits américains et il menace le pays de taxer les produits chinois à 45%. Cependant, une telle mesure serait condamnée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il est également revenu sur la loi de « l’Obamacare » qui avait permis d’étendre le système de protection sociale à un plus grand nombre de personnes, car il trouve que ça coûte trop cher pour le pays. Il souhaite mettre les systèmes d’assurance en concurrence et veut que les hôpitaux et les laboratoires de médicaments baissent leurs tarifs.

Cependant, il a dû revenir sur certaines de ses promesses qui paraissaient irréalisables : il avait prévu d’expulser les onze millions de sans-papiers du sol américain, mais il s’est rendu compte que cela serait  trop coûteux et lui attirerait des conflits avec les associations de protection des droits de l’homme. Il a donc déclaré récemment qu’il se contenterait de faire partir « deux à trois millions de criminels ». Il avait prévu également une forte baisse des impôts mais les économistes ont calculé qu’un tel projet coûterait 15 milliards sur 10 ans aux USA ce qui ferait passer leur dette de 86% à 140%.

Entre promesses irréalisables, nominations surprenantes et provocantes, propos agressifs et premières mesures radicalement contraires à la politique précédente, le début du mandat Trump est donc tonitruant et potentiellement inquiétant pour la planète.

 

 

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